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avril Après une douzaine d’années partagées entre Chanel et Robert Clergerie, Avril Gau a choisi l’indépendance. Styliste freelance, elle continue à dessiner pour les grandes maisons comme Loewe et Accessoire Diffusion et  donne vie à sa propre marque. Au Printemps 2002, sa première collection de chaussures voit le jour. Quatre ans plus tard nait la première collection de sacs et de petite maroquinerie. Son style est à la fois classique et contemporain, retro et moderne, intemporel. Elle joue avec les codes du bon chic qu’elle remixe version 2010. La juxtaposition inédite des matériaux, le décalage d’une boucle over size ou d’une fermeture inversée s’harmonisent avec ses structures épurées. Le traitement des coloris est raffiné, les cuirs qu’elle utilise sont issus des meilleures tanneries haut de gamme européennes. Les sacs sont produits en France, les chaussures en Italie et au Portugal.

Où habitez vous? A Paris, je vis dans une niche dans le 6ème arrondissement. Mais la plupart du temps dans le Sud Est entre les vignes et les montagnes,  c’est magnifique. J’aime alterner entre ma petite ville et Paris.

Et à Paris? Pourquoi ce choix de quartier? Saint Germain est le premier quartier ou j’ai vécu à Paris. Je le connais par cœur, je trouve ça joli, propre. J’ai habité Château Rouge, ça change… et puis je ne suis pas en permanence à Paris et de là je fais tout à pied. C’est aussi à deux pas de la boutique.

Quel est votre meilleur souvenir à Paris? Plusieurs, une traversée du jardin des Tuileries avec de la rosée sur les graminées.

Où est-ce que vous aimez aller le weekend? Comment décririez-vous votre week-end type? Cela dépend, rien de compliqué. Si je suis dans la Drôme, je reste chez moi, j’y suis tellement peu, j’arrive bien souvent le vendredi soir. Là bas c’est le soleil, le marché, le café avec les amis le samedi matin.

Passions d’enfance conservées? La déco, rire avec mes amis.

Quelle activité vous détend ? (sport, pratiques artistiques…) Sports, aucun pour l’instant… j’ai laissé mon genou au ski …sinon, le ski!

L’endroit ou vous partez en vacances pour vous ressourcer? J’aime la Camargue et l’Italie, j’essaie de me planquer l’été, je déteste la foule. Puis la montagne, la Suisse, le ski mais là c’est fini pour moi… je n’en suis pas encore remise … pourtant j’adore la neige.

Comment définiriez-vous votre style vestimentaire? Ça dépend, j’aime les belles choses bien faites assez chicos, mais je peux aussi bien m’enticher de la dernière connerie à la mode, en ce moment ce sont mes converse blanches sans lacets, trouvées chez Corso Como…

Un aliment, un plat que vous aimez préparer, un restaurant préféré? Je dois dire que j’ai un peu perdu la main…. Nodaiwa rue Saint Honoré, Azabu rue André Mazet, Saturne rue Notre Dame des Victoires, la Chassagnette en Camargue…  et «un air de famille» Chez Christine et Le Voltaire à Die!

Estimez-vous avoir une vie rangée? La chose la plus dingue de votre vie? Non pas rangée et pas extraordinaire non plus, une vie que pas mal de gens qui ont une vie professionnelle intense ont. J’ai choisi de ne pas avoir d’enfants, la plupart des femmes en ont en province. Ca s’est une grosse différence. Dingue, je ne sais pas ce que cela veut dire: je fais ce dont j ai envie, c’est peut être cela qui est dingue aujourd’hui. Je déteste aussi les habitudes, cela rassure certains, moi ça me terrifie.

Quels sont vos gestes beauté, secret de famille transmis ou recette inavouable efficace? Démaquillage à l’huile puis à l’eau de roses anciennes, made in local… Si on est heureuse et reposée on se trouve belle, si on est mal et fatiguée, on se trouve moche ….il y a des jours où il ne faut pas insister, il faut savoir lâcher de ce coté la. ..le lendemain ça ira mieux…

Quel est votre parcours jusqu’à maintenant? Styliste intégrée, chef de produit, styliste freelance et directeur artistique puis création de ma marque en parallèle. Je fête les 10 ans de ma marque ce printemps 2012.

Comment en êtes-vous arriver aux accessoires? Et pourquoi? Qu’est-ce que la chaussure représente pour vous? et le sac? Une des premières paires de chaussures dont je rêvais, bouts ronds, grosses boucles… très « pop » a été achetée sur une foire de campagne, je l’ai portée jusqu’au sang… une erreur de boite, un des deux pieds avait une demie pointure de moins que l’autre…  Puis  j’ai des tonnes d’images de chaussures, des tongs à fleurs de rêve vues le soir dans une vitrine…. mais j’aurais aussi pu faire des vêtements, je me suis toujours intéressée à la mode, dès mon jeune âge et je suis toujours étonnée de ne jamais m’en lasser.

Est que pour vous le sac et la chaussures sont deux accessoires complémentaires? Quel rapport voyez vous entre les deux? Non pour moi ce n’est pas forcément complémentaire. Les créer est aussi une démarche différente. En province vous sortez toujours avec des chaussures et souvent sans sac, avec tout dans les poches…

Comment avez vous appris cet art compliqué du dessin de la chaussure? Comment j ai appris à faire des chaussures plutôt? Car le dessin c’est une autre histoire… j’ai appris à l’Afpic quand j’avais 20 ans. Puis j’ai travaillé 5 ans chez Clergerie comme styliste intégrée, élevée à la dure…

Avez-vous commencé à dessiner les chaussures ou les sacs? Non des chaussures. Les sacs c’est beaucoup plus tard et beaucoup plus facile aussi, il y a moins de contraintes techniques.

Quelle genre de femme pensez vous toucher? Depuis que nous avons la boutique, nous voyons mieux nos clientes mais il est difficile de généraliser. C’est quand même très souvent des femmes actives et indépendantes, elles… et leurs filles.

Vous portez vos créations? Sont-elles un reflet de votre vision de la mode ou de votre mode de vie? Oui bien sur je porte mes créations, oui elles sont le reflet de ce que j’aime. Le contraire m’arrive rarement sauf en période de ras le bol quand porter un sac ou une chaussure me fait penser aux problèmes techniques ou aux problèmes de livraisons…

Votre créneau est plutôt la chaussure journalière, la paire d’exception, de soirée?La chaussure de jour… que l’on peut porter le soir. Ou bien la chaussure du soir… que l’on peut porter le jour.

Comment espérez-vous que les femmes portent vos créations, que ce soit pour les chaussures ou les sacs? Qu’elles les gardent longtemps, qu’elles les abandonnent un moment puis qu’elles les ressortent avec plaisir plus tard, comme quelque chose que l’on jette uniquement quand c’est usé.

Comment qualifieriez-vous vos créations? Simples et efficaces avec un truc.

Comment choisissez-vous vos matières? vos fabricants? vos couleurs? Je n’aime que les cuirs de qualité. Mes amis qui sont dans le métier me disent que je suis dingue mais si «raisonnablement» j’essaie d’utiliser des cuirs moins chers, dès que je fais un prototype, je le jette et c’est de l’argent et de l’énergie perdue, je ne sais pas travailler les matières cheap. Je n’arrive pas vraiment à comprendre pourquoi, peut être car je fais des choses simples et cela ne cache pas «la misère». Pour les fabricants, comme on peut, ce n est pas facile. En dehors de leur capacité de fabrication, j’aime les gens honnêtes qui respectent les autres, je ne suis pas une bonne «commerciale», je ne sais pas discuter un prix, marchander. Si quelqu’un me donne un prix, je pense qu’il ne peut pas faire mieux et que c’est le prix juste. Pour cela il faut des rapports de confiance. Les coloris c’est une envie évidente.

La boutique: parlez nous de la manière dont vous avez pensé son aménagement, son design, le choix des couleurs, le papier peint, le mur de sacs, les petites étagères? L’aménagement pour moi c’est le plus facile, cela ne se pense pas, c’est une évidence, sans effort. Je voulais simplement que ce soit chaleureux, un endroit pour se poser, surtout pas «design» car il faut énormément d’argent pour que ce soit exceptionnel, et cela n’a rien à voir avec le lieu. J’ai osé le bleu foncé ce qui parait-il n’est pas vendeur… au premier étage, c’est clair avec une moquette prune, on voit les chaussures différemment. Le papier peint est de facture classique et reprend ces coloris. Ce qui est aussi très important ce sont les fleurs, des bouquets sont faits par Rosebud, place de l’Odeon. Ils ont beaucoup de talent et comprennent très bien l’esprit de la boutique.

La localisation de la boutique n’est pas un hasard, pourquoi ce quartier? Saint Germain, pour les même raisons évoquées plus haut, ça a toujours été mon quartier de shopping et balade, il y a encore un esprit village dans cette partie de Saint Germain.

Les sacs sont fabriqués en France, pourquoi ce choix? Êtes vous particulièrement attachée à la fabrication française? Oui et non, je comprends que certaines personnes choisissent de fabriquer ailleurs cela dépend des priorités de chacun. Fabriquer en France coute plus cher et les fabricants sont de plus en plus difficiles à trouver. Les bons et bien organisés sont saturés par le très haut de gamme soucieux de garder le   »made in » et ils ont les quantités pour les séduire. Je ne suis pas exemplaire pour cela, j’essaie de faire au mieux, je commence aussi avec l’Espagne. 

collection chaussures et sacs printemps-été 2013CAMI liege blanc s COMET liege blanc s BILL liege blanc s CAMI animal azur s ESAU animal azur bd ESAU animal noir bd ESBA animal chair bd ESBA camoscio pacific corde noire s ESAU camoscio pacific corde noire s BAHIA animal chair s BAHIA animal azur s LELI velvet chair hd LOISON velvet noir hd SING vernis chair et pacific hd ODYS nubuck tricolor hd EMET veau jade noir ECLAT veau chair et noir bd DANY namibia chair s RANY namibia chair hd DERILLE vernis noir resille or s SILLE resille or camoscio noir s POUSSIN winpit s RODEO vernis noir s ROME sally rubis s MADY tricolor opal mastic noir hd LOS ANGELES B tricolor opal mastic noir s FLO veau opal noir mastic s BUX veau opal s MADY veau opal hd 2 MELODIE veau opal s MELODIE CLOUS nubuck mastic s MUX veau noir s GROUPIE veau chair s LAURIE nubuck chair s LAURIE baranil cognac s POLO veau baranil cognac hd BIARRITZ chevre chair baranil noir hd PRALINE python azur hd PRALINE nubuck opal s MADYSAN veau pacific s MIVEL croute opal veau chair s GRAALcroute pacific-veau chair s MING veau mastic 2 hd RITA vernis jade s

Les chaussures AVRIL GAU sont élégantes, intemporelles et mode. Les talons ne sont pas très hauts mais suffisamment tout de même pour mettre en valeur la longueur des jambes, et bien proportionnés pour laisser tout le confort à la femme branchée comme à la femme d’affaires moderne.

Les sacs AVRIL GAU sont eux aussi pensés pour être intemporels et certains modèles sont devenus des classiques que les clientes AVRIL GAU collectionnent dans les nouvelles couleurs et matières que la créatrice propose chaque saison.

AVRIL GAU a fêté les dix ans de la création de la marque en 2012.

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Les boutiquesAVRIL GAU sont situées

-17 rue des Quatre Vents 75006 Paris Tél. : 01 43 29 49 04

-46 rue Croix des Petits Champs 75001 Paris

Horaires 13h 19h30 le lundi    11h 19h30 les autres jours sauf le dimanche

 Boutique Saint Germain des Prés 

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Boutique Rue Croix Des Petits Champs

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